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lundi, 24 mars 2008
Au diable l'avarice!

Mardi 25 Mars 2008, Conseil Municipal:
Ce mardi, la salle du Conseil Municipal va recevoir les trente-cinq élus de la ville de Clichy-sous-Bois afin de "délibérer" autour de dix points inscrits à l'ordre du jour. Elu de l'opposition je prends le soin d'insister tout particulièrement sur l'un d'eux qui me outre au plus haut point et qui ferait sortir de ses gonds le plus sage d'entre nous:
" Fixation des indemnités versées au Maire, aux adjoints et aux conseillers municipaux ayant reçu une délégation": la ville a possibilité d'appliquer les majorations des indemnités de fonction dans les limites correspondant à l'échelon immédiatement supérieur soit en valeur brute 4094,90€ pour le Maire, 1347, 96€ pour les adjoints et 725€ pour les conseillers délégués.
J'estime que l'un des principes fondamentaux du fait politique est le don de soi, on n'agit pas en élu par procuration. Nous sommes dans une commune qui bénéficie de la Dotation de Solidarité Urbaine à cause, entre autre, de notre faible potentiel fiscal (320€ par personne), c'est une denrée primordiale pour assurer l'équilibre financier de notre cité.
Sous prétexte, que les conditions d'exercice sont moins évidentes qu'ailleurs,à Clichy-sous-Bois nos élus choisissent l'augmentation de leur traitement pour adoucir leurs hypothétiques maux à venir.
Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec ma profession d'enseignant, en effet nous sommes aussi soumis à ce genre de privilège dans les ZEP (zone d'éducation prioritaire) où la mise en place d'un service éducatif est plus difficile qu'ailleurs. En tant que jeune professeur stagiaire je n'ai jamais réclamé cette prime, par pur principe. J'exerce une profession formidable où le seul exercice de celle-ci est un don en soi.
A Clichy-sous-Bois, commune où la paupérisation gangrène une large partie de notre population, comment peut-on décider de passer son traitement à l'échelon supérieur au regard des conditions de vie difficiles des nôtres? en tant qu'élu de l'opposition et citoyen responsable je ne peux qu'adhérer au refus de cet état de fait.
OLIVIER MATO
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